Un parcours d’orientation pas banal pour Pauline Laigneau, Gemmyo

Parcours d'orientation

Un parcours d’orientation pas banal pour Pauline Laigneau, Gemmyo

Un parcours d’orientation pas banal pour Pauline Laigneau de Gemmyo, la start-up qui démocratise la joaillerie.

La preuve qu’il n’est jamais bon en tant que parents de pousser ses enfants à faire ce que nous voulons qu’ils fassent !

Pauline a eu un parcours scolaire exemplaire mais au final : elle a tout recommencé à zéro ! 
J’ai vu Pauline Laigneau au salon des entrepreneurs. Elle intervenait à la conférence « Même pas peur, qui sont ces entrepreneurs qui osent tout? ». Et son parcours d’orientation raté en raison d’un environnement familial qui a choisi à sa place m’a évidemment interpellée …

Merci Pauline pour être la preuve vivante de ce que je dis aux parents trop interventionnistes dans l’orientation de leurs enfants ! 

De l’enseignement à l’entrepreneuriat : un parcours d’orientation chaotique

Elle a rêvé aux ors de la République, se réalise en démocratisant la joaillerie.

Pauline Laigneau, 31 ans, s’épanouit à faire grandir Gemmyo, la maison de joaillerie en ligne qu’elle a cofondée en août 2011.

À l’époque, fraîchement sortie de l’École normale supérieure, cette agrégée d’anglais prend conscience qu’elle ne veut ni enseigner, ni devenir chercheuse, « à travailler seule sur un sujet pointu qui n’intéresse pas grand monde».

Jeune fille sage et excellente élève, elle s’est alors investie pour intégrer l’ENA, en vue d’une carrière dans la haute administration. Mais sa prestation au grand oral d’admission ne convainc pas.

« J’ai eu 2/20. Vous imaginez ?

J’ai demandé qu’on m’explique cette note terrible et on m’a répondu que le jury n’avait pas senti chez moi la vocation du service public. Deux mois de déprime ont suivi, puis je me suis rendu compte que, jusqu’alors, j’avais vécu le rêve de mon père. En tant qu’entrepreneur qui s’est fait tout seul, il ne voulait pas que ses filles galèrent comme lui et nous a poussées dans les études. Mais ce que j’aime, c’est la liberté, l’aventure, le risque : l’entrepreneuriat», sourit Pauline Laigneau. La normalienne a donc repris ses études, à HEC.

Quand il s’est agit de choisir un stage, elle démarche une pâtisserie de luxe, Hugo & Victor, pour devenir bras droit d’un des fondateurs.

« Pauline nous a suivis du début du projet à la première levée de fonds. Elle a piloté la réflexion et le lancement de notre boutique en ligne, sans jamais avoir peur d’aborder un domaine nouveau. Elle est confiante dans sa compétence et ne se sent jamais en déficit de connaissances. Le parcours scolaire n’est pas ce qui compte pour un entrepreneur, mais étant tous deux diplômés d’écoles prestigieuses, nous avions pris l’habitude de nous défier face aux erreurs en nous lançant : « Je pensais que tu comptais mieux que cela ! »» se souvient Sylvain Blanc, alors à la tête de Hugo & Victor.

Pauline et sa bonne étoile

Après cette expérience, Pauline Laigneau cherche dans quelle activité se lancer.

Elle y songe, tout en ayant en tête un autre projet : ses fiançailles. Elle imagine un rubis à son doigt. Elle sillonne les bijouteries, en couple, à la recherche de la bague, des plus grandes maisons parisiennes de joaillerie jusqu’aux boutiques de quartier.

Mais à défaut d’avoir trouvé la bague idéale, elle a observé les failles du marché.

« Les grands noms de la place Vendôme proposent des créations coûteuses qui sont inaccessibles à la plupart des Européens, avec un accueil des plus intimidants, et l’offre des bijoutiers de quartier est souvent très classique. Mauboussin a un peu dépoussiéré le secteur, mais pas complètement», détaille Pauline Laigneau.

Dès lors, le projet de mariage du couple se double d’une autre alliance, entrepreneuriale, pour fonder une plate-forme en joaillerie personnalisable à tarifs accessibles.

Et l’aventure commence en quelques mois après un parcours d’orientation chaotique

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