Histoire d’une réussite : parce que Maud Heline a osé !

Le talent Maud Héline

Histoire d’une réussite : parce que Maud Heline a osé !

Fais ce que tu es ! L’histoire d’une belle réussite parce qu’elle a osé

J’ai lu cet article sur cette incroyable réussite pour une jeune française dans le milieu très fermé de la mode et je voulais le partager avec vous qui vous posez des tonnes de questions sur votre avenir.

Voici les mots de Maud Héline elle-même :

” C’est quelque chose que j’avais en moi, que j’ai toujours eu peur de faire, et je n’allais pas passer toute ma vie sans au moins essayer”.

¥    Son histoire

Quelques-unes des enseignes de mode les plus renommées au monde se pressaient mardi 15 septembre pour découvrir la toute première participation à la Fashion Week d’une  jeune créatrice française , Maud Heline, une pépite de la mode Made In New York.

Passage obligé pour les plus grandes griffes, la Semaine de la Mode est pour celle qui a fait ses armes à Paris chez Isabel Marant ou Balmain puis Maiyet à New York, une rampe de lancement risquée mais excitante, une fenêtre par laquelle s’élancer. Sa maison n’a pas encore soufflé sa première bougie.

“C’est un peu stressant et intimidant, car c’est la première fois que je présente (mes créations) et je les présente moi-même”, confie-t-elle à l’AFP peu avant, dans son studio de Brooklyn, devant des croquis évoquant une femme raffinée mais moderne, subtilement romantique. La pression est d’autant plus forte que parmi tous les nouveaux venus qui tentent chaque saison de se faire un nom dans ce monde aussi prompt à railler qu’à encenser, la petite Frenchy de 30 ans à la fraîcheur toute blonde a placé la barre haut.

¥     Son parcours fulgurant

Difficile d’imaginer parcours plus fulgurant que le sien. Tout commence fin 2013 à la naissance de sa fille. Après 10 ans dans la mode, Maud profite des siestes de sa petite Charlotte pour dessiner et réaliser son rêve, longtemps enfoui, de créatrice. En janvier dernier, elle envoie son premier lookbook à des acheteurs. Une micro-série de huit pièces en popeline de coton blanc d’Italie, inspirée par les origamis d’un artiste japonais, surprend par son audace toute maîtrisée et la pureté de la ligne qu’il incarne.

Deux prestigieuses boutiques, l’américaine Barneys et la française Colette, certaines d’avoir reconnu un talent, donnent leur feu vert et achètent. Maud Heline lance alors officiellement “sa toute petite entreprise” et la production de 400 pièces dans le quartier de la confection à Manhattan, le Garment District.

“Si on aime, on fonce !”, explique l’influente Sarah Andelman, de Colette, qui se dit séduite par le “côté charmant et raffiné” de la ligne, la “simplicité revisitée” et la précision de cette marque presque mono-produit.

Même son de cloche chez Barneys, où la directrice mode Tomoko Ogura raconte que “la décision d’accueillir la collection Maud Heline a été unanime”. “Les matières, les lignes propres et petits détails rendent ses pièces très spéciales, avec un petit quelque chose pas toujours visible à l’oeil nu, mais immédiatement reconnaissable quand on les porte”, poursuit-elle. “C’est très précis, sans être répétitif (…) et peut parler à beaucoup de femmes”, renchérit Patrick Devlin, de Goop.com, site des coups de cœur de l’actrice Gwyneth Paltrow.

¥    Scarlett Johansson pour cliente

Dans les rayons, ses chemisiers et petites robes blanches attirent vite l’attention des it girls qui en parlent sur leurs blogs. Et à la surprise de la jeune femme, l’actrice américaine Scarlett Johansson revêtit elle-même en avril l’une de ses pièces phare, un chemisier à col et manches courtes au petit détail de dentelles, pour l’émission culte Saturday Night Live.

“C’était le lendemain de leur arrivée en boutique (…) J’ai complètement halluciné ! Surtout que ça lui allait comme un gant !”, se souvient Maud Heline, vêtue de la même blouse. Dès lors, les commandes explosent, jusqu’au Japon, la créatrice rentre vite dans ses frais, fait produire 1.800 pièces d’une nouvelle collection de mi-saison et prévoit son arrivée à la Fashion Week.

¥    Ce qu’elle en pense

Seule et sans employé, mais très aidée par son mari, Carl, Mme Heline a parfois “un peu l’impression d’avancer à la machette” dans une jungle qu’elle apprend à dompter mais elle est fière du caractère spontané du succès d’un produit créé “par passion, par cœur”. “Je ne suis pas arrivée là parce que j’avais une idée de boîte pour faire des millions. C’est quelque chose que j’avais en moi, que j’ai toujours eu peur de faire, et je n’allais pas passer toute ma vie sans au moins essayer”.

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