Livre Blanc

Stress Parcoursup : 83 % des jeunes le jugent stressant

Parcoursup et stress : pourquoi tant de lycéens et de parents se sentent-ils démunis ?

Alors que le mouvement lycéen se poursuit partout en France et que plusieurs centaines d’établissements sont aujourd’hui perturbés ou fermés, les revendications des jeunes dépassent largement la seule question des conditions matérielles d’enseignement.

Manque de moyens, classes surchargées, inquiétudes face à l’avenir… et, parmi les sujets qui remontent, Parcoursup.

Le gouvernement vient d’ailleurs d’intégrer l’orientation via Parcoursup parmi les chantiers sur lesquels il souhaite travailler en réponse aux préoccupations exprimées par les lycéens.

Il serait évidemment réducteur de résumer la mobilisation actuelle à Parcoursup. Mais il serait tout aussi dommage de ne pas entendre ce qu’elle révèle : le stress lié à Parcoursup est aujourd’hui une réalité pour une très grande majorité des jeunes.

L’orientation et l’entrée dans l’enseignement supérieur sont devenues, pour beaucoup de lycéens et leurs familles, une période de forte inquiétude.

83 % des jeunes jugent Parcoursup stressant

Ce ressenti n’est pas seulement une impression.

Le Baromètre Parcoursup 2025 réalisé par l’Institut CSA auprès de 1 005 néo-bacheliers inscrits sur la plateforme montre que 83 % des jeunes interrogés jugent la procédure stressante.

Un chiffre d’autant plus intéressant que, parallèlement, 73 % se déclarent satisfaits des réponses qu’ils ont finalement obtenues.

Ce paradoxe mérite que l’on s’y arrête.

Le stress généré par Parcoursup ne semble donc pas uniquement lié au résultat final. Il tient aussi à tout ce qui précède : choisir une orientation, identifier les formations adaptées, comprendre leurs critères d’admission, évaluer la cohérence de son dossier, construire une liste de vœux équilibrée, respecter les échéances puis attendre les réponses.

Tout cela intervient à un âge où les jeunes doivent parallèlement maintenir leurs résultats, préparer le bac et commencer à se projeter dans un avenir qu’ils ne connaissent pas encore.

Parcoursup concentre ainsi, en quelques mois, une grande partie des interrogations liées à l’orientation.

Chaque année, nous entendons les mêmes inquiétudes

Chez BestFutur, nous accompagnons depuis dix ans des jeunes et leurs parents dans leurs choix d’orientation.

Et chaque année, à l’approche de Parcoursup, nous retrouvons les mêmes préoccupations : la crainte d’un dossier insuffisant, la difficulté à évaluer le niveau de sélectivité des formations, la peur d’être trop ambitieux ou, au contraire, trop prudent, l’incertitude sur le nombre et la diversité des vœux à formuler et, bien sûr, la peur de ne recevoir aucune proposition satisfaisante.

Ces inquiétudes sont légitimes.

Elles montrent surtout que derrière le stress des jeunes se trouve très souvent celui de leurs parents.

Les parents veulent aider, conseiller, rassurer. Mais l’exercice est devenu complexe. L’offre de formations s’est considérablement diversifiée, les critères d’admission ne sont pas toujours simples à interpréter et les différences entre deux cursus apparemment proches peuvent être importantes.

Il est difficile d’accompagner sereinement son enfant lorsque l’on a soi-même le sentiment de ne pas maîtriser les règles du jeu.

Bien préparer Parcoursup commence avant Parcoursup

C’est probablement le point qui nous semble le plus important.

Parcoursup ne se prépare pas en trois jours, quelques heures avant la fermeture de la plateforme.

La plateforme n’est que l’aboutissement d’une réflexion qui doit idéalement avoir commencé plusieurs mois auparavant.

Avant de formuler des vœux, il faut avoir pris le temps d’identifier les études qui correspondent réellement au jeune, ses points forts, les formations cohérentes avec son dossier mais aussi celles auxquelles il n’aurait pas spontanément pensé.

Il faut également trouver un équilibre entre ambition et réalisme et prévoir plusieurs scénarios.

Ce travail demande du temps.

Chercher, comparer, participer aux journées portes ouvertes, lire attentivement les attendus des formations, examiner leurs critères d’analyse des candidatures et confronter, autant que possible, ses représentations à la réalité des études envisagées constituent déjà une grande partie du travail d’orientation.

Puis vient Parcoursup lui-même.

Et là encore, il n’y a pas de secret : il faut lire attentivement ce qui est demandé et suivre les consignes.

Cela paraît évident. Dans la pratique, une partie des difficultés vient d’informations mal comprises, d’une anticipation insuffisante ou de décisions prises dans l’urgence.

Préparer Parcoursup, ce n’est donc pas chercher une stratégie miracle. C’est avant tout comprendre, anticiper et construire des choix cohérents.

Les parents n’ont pas à tout savoir

Il y a aussi quelque chose à déculpabiliser du côté des parents.

Un parent n’a aucune raison de connaître parfaitement Parcoursup, les centaines de formations accessibles après le bac, leurs critères de sélection ou les évolutions permanentes de l’enseignement supérieur.

Ce n’est pas son métier.

Le Baromètre CSA 2025 indique d’ailleurs que 92 % des jeunes interrogés ont bénéficié d’un accompagnement pour préparer leurs vœux Parcoursup.

Ce chiffre rappelle que l’orientation n’a pas vocation à être un exercice solitaire.

Demander de l’aide ne signifie pas baisser les bras. Cela ne signifie pas non plus déléguer l’avenir de son enfant à quelqu’un d’autre.

C’est parfois simplement reconnaître que l’on ne possède pas toutes les informations et que l’on a besoin d’un regard extérieur pour mieux comprendre et mieux décider.

Dire « je ne sais pas, j’ai besoin d’aide » peut aussi être une manière responsable d’accompagner son enfant.

Accompagner ne signifie pas décider à la place du jeune

Notre expérience chez BestFutur nous a appris qu’un accompagnement utile ne consiste précisément pas à choisir à la place du jeune ou de ses parents.

Il consiste à apporter de la méthode, de l’information, de l’expérience et un regard extérieur.

Il permet de poser les bonnes questions, de vérifier la cohérence d’un projet, d’identifier des possibilités qui n’avaient parfois pas été envisagées et de construire une stratégie adaptée au profil du jeune.

Mais la décision reste celle du jeune et de sa famille.

C’est aussi pour cette raison que nous souhaitons transmettre ce que nous avons appris au fil des années. Nous savons à quel point cette période peut devenir anxiogène lorsqu’une famille a le sentiment d’avancer seule et de devoir tout comprendre dans l’urgence.

L’objectif n’est pas de supprimer toute inquiétude. Il est de permettre aux familles de distinguer ce qu’elles peuvent maîtriser de ce qu’elles ne maîtrisent pas.

Remettre Parcoursup à sa juste place

Parcoursup est un outil et ce n’est pas une loterie contrairement à ce que nous entendons souvent. 

Il peut être complexe, parfois difficile à décrypter et, les chiffres le montrent, particulièrement stressant.

Mais il ne devrait pas devenir à lui seul le symbole de l’avenir d’un jeune.

Derrière les vœux, les classements et les réponses, il y a avant tout un projet d’orientation à construire.

On ne peut pas supprimer toute l’incertitude inhérente à Parcoursup. Aucune préparation ne permettra de connaître à l’avance toutes les réponses qui arriveront au printemps.

En revanche, on peut éviter d’ajouter à cette incertitude le stress du manque de préparation.

Anticiper. S’informer. Comprendre. Construire plusieurs scénarios. Respecter ce qui est demandé. Et ne pas attendre le dernier moment pour prendre des décisions importantes.

C’est sans doute une partie de la réponse aux inquiétudes exprimées aujourd’hui par les lycéens.

Et c’est aussi un message que nous souhaitons adresser à leurs parents : vous n’avez pas à tout savoir et vous n’êtes pas obligés d’affronter seuls cette étape.



bestfutur le coach des jeunes

 

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