Stress et bac : parents, quelle attitude adopter ?

Stress et bac : parents, quelle attitude adopter ?

C’est généralement à ce moment de l’année que le stress monte pour les futurs bacheliers comme pour leurs parents : les dernières semaines avant la ligne droite qui mène au bac.

Tiraillés entre l’envie de prendre l’air et celle de se mettre à réviser, les élèves de terminale sont souvent un peu fébriles. Quant aux parents, ils se retiennent souvent d’aboyer sur leurs enfants mais n’en pensent pas moins. Le bac met toute la famille dans un état de stress qui n’est bon pour personne .

1. Les parents doivent faire confiance

Le premier et le plus important des antistress, c’est la confiance.  Tu peux le faire, c’est cent fois plus efficace que « il faut », « tu dois ».

Les parents sont des partenaires, pas des pilotes. Leur rôle le plus important, c’est d’encourager leur enfant. Cela suppose d’éviter de l’assaillir de questions angoissées du type « t’en es où en histoire ? » mais aussi et surtout de l’entourer d’ondes positives: « On y croit et on est là pour t’aider en cas de besoin. »
Les sophrologues recommandent même régulièrement d’inciter le lycéen à se visualiser bondissant de joie le jour des résultats : la pensée est un puissant moteur de l’estime de soi…

2. Les parents peuvent encadrer discrètement les révisions

Oui mais, direz-vous, comment l’épauler concrètement ?
Vous n’ingurgiterez jamais à sa place le programme de terminale et risquez de l’agacer et de vous emporter en jouant les profs — que vous n’êtes pas.
Vous pouvez en revanche l’aider à se poser, ou si vous êtes trop fébrile vous-même, le mettre entre les mains de quelqu’un (cousin, étudiant, psy au besoin) qui va l’aider à formuler les bonnes questions et s’organiser.
Ce qui est rassurant pour votre candidat au bac, c’est la gestion du temps. Aidez le à construire son planning de révision. Disposez d’une visibilité pour savoir si « tout rentre » est rassurant.

Et si ce sont les conditions du bac qui lui font peur, alors aidez-le à s’entraîner en fonction du type d’exercice et de la durée réelle de l’épreuve : il choisit des sujets dans les annales et vous, vous êtes juste là pour faire le chrono et lui dire que ça fait deux heures et qu’il reste une heure.

Faites le réviser son histoire géo, ses cours d’économie, et si vous avez la chance d’être bilingue, discutez en anglais, en russe, en italien pendant les repas !

 De la bienveillance… et de la relaxation.

C’est également à vous, parents, de veiller à son hygiène de vie.
Un espace de travail calme et serein.
Votre futur bachelier a besoin de détente. Et de clés pour y parvenir s’il est un gros anxieux.
Tout le bénéfice d’une bonne préparation peut être fichu en l’air s’il panique le jour de l’épreuve.
Il existe des exercices de relaxation simples et efficaces qu’on peut faire en famille, quitte à piquer de bons fous rires tous ensemble.


S’allonger, fermer les yeux, poser les mains sur son ventre et respirer en faisant monter le plus haut possible son abdomen à chaque inspiration… C’est redoutablement efficace pour s’apaiser.
Et parfois même ce sont les parents qui apprennent à souffler !